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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:41

Après un an de travail sur don libre, voilà un petit retour d'expérience.
Je ne compte plus les rencontres à la maison et en stage, je dois être à 500 personnes sur un an, donc je commence à avoir une idée claire :)

Après avoir passé 4 heures en forêt à bosser sur l'énergie de la première personne que j'ai eue, vient le moment de recevoir mon premier don. Je me sens très mal a l'aise, et l'autre encore plus que moi.

Pour moi, après travail à transmuter la structure :

La première difficulté est le regard sur soi, les premières choses à faire sauter sont:
'qu'est ce que je vaux ?'
Dans notre société c'est 'papa' qui fixe ce qu'on vaut par l'intérmédiaire du doyen de la fac ou autre.
En gros le diplôme accroché au mur qui dit ce qu'on 'vaut' par heure.

Si on enlève le tarif, il reste le premier écueil : l'argent qu'on va me laisser est ce que je vaux.
Première chose à faire sauter, sinon on est insatiable et quelle que soit la somme c'est pas assez !

Pour celui qui donne :

Ce que j'ai vu dans la structure des personnes de manière générale :
beaucoup de gens essaient de me demander quelle est la somme type, je réponds : c'est comme tu veux ça fait partie du boulot sur soi !
En réalité s'il y a un tarif, le mental comprend. S'il n'y en a pas, le mental renvoie sur soi même.

Ce qu'on donne à l'autre c'est ce qu'on pense qu'on vaut pour la même prestation.
Ceux qui pensent qu'ils ne valent rien laissent peu, ceux qui pensent qu'ils valent beaucoup laissent beaucoup (pondéré par leur revenu).
Les gens donnent en réalité ce qu'ils se seraient donné à eux mêmes.

D'où la difficulté de donner quand il n'y a pas de tarif.

J'ai toujours l'exemple du gars ingénieur cadre en gros 4x4 qui vient avec 4 personnes et laisse 20 euros pour tout le monde pour la journée, et le jeune qui vit de dons en jouant du didgeridoo dans la rue et qui me laisse 120 euros pour lui seul !

Tout dépend ce qu'ils pensent qu'ils valent. Quelqu'un qui sait qu'il ne manque de rien et n'a pas besoin d'un salaire fixe est bien plus autonome que quelqu'un qui a besoin d'une entreprise pour le materner.
Question de respect et de valeur qu'on se donne, assez marrant à expérimenter.


Financièrement.

Je me suis aperçu très vite que, quel que soit le nombre de personnes, allant de 16 à 45, je partais toujours avec la même somme à 20% près ce qui est irrationnel mathématiquement parlant !
Donc en réalité, l'argent que je reçois à la fin est la somme dont j'ai besoin inconsciemment et pas du tout en rapport avec le nombre de personnes !

La seule fois où ça a été rationnel c'est quand j'étais au parc Monceau, où 50 personnes ont bien laissé le double du stage précédent où il y avait eu 25 personnes.
Mais j'étais en co-animation avec Carine, donc il y en avait pour nous deux, et la somme a été multipliée par deux !

Au final je partais toujours avec la même somme. Il m'a fallu un moment pour comprendre que c'était ce que gagnaient mes parents (dans mes croyances d'enfant) pondérés par les achats que j'avais besoin de faire.
Si j'avais besoin d'une nouvelle tondeuse dans la semaine, les gens me laissaient une somme exorbitante, prix de ma tondeuse.

Donc en réalité on reçoit ce dont on a besoin !

Circulation:
L'information qui venait à chaque fois c'est que je devais absolument dépenser tout mon argent et pas le conserver, sinon le flux ne circulait pas et ne revenait pas.
J'ai toujours tout dépensé et tout est toujours revenu à chaque fois.

C'est comme amorcer une pompe à contre courant de nos croyances :
- L'argent va là où on en a besoin, si on n'a rien à créer dans la matière, on n'en a pas puisque inutile.
- L'argent est un flux qui ne doit pas être endigué, donc stocké. Il faut toujours dépenser tout ce qu'on a et il revient.
Un arbre m'a expliqué ça simplement : je donne mes fruits, quelqu'un le mange, puis il fait caca, ça fait du terreau traité par les vers, et je récupère par les racines.
Si je ne donnais plus mes fruits, je ne recevrais plus de terreau, c'est simple non?
Pareil pour nous, si on ne donne pas d'argent on n'en reçoit pas, donc toujours tout dépenser pour créer un flux.
Bien sur faut avoir pas mal bossé sur soi, parce que l'Ego, lui, n'est pas d'accord !

A savoir que l'argent lui même est une couche de mental sur les besoins (notre société marche ainsi) et ce retour peut venir sous d'autres formes directes pour ceux qui ne supportent pas l'argent. (je ne compte plus la quantité de bouteilles de bière qu'on m'a l'aissées lol).
Mais dans ce cas le problème est une fuite de la société actuelle, et c'est là qu'il faut évoluer.


Donc un très bon système que j'aurais bien continué après avoir compris tout ça, surtout que je m'en sors bien mieux qu'avec mon ancien salaire d'informaticien !


Mais le centre ne laisse jamais reposer sur ses lauriers et oblige toujours à évoluer, entre autres sur le rapport à la société et c'est là que le bât blesse pour moi.


Socialement.
Je me suis isolé 6 mois en forêt en attendant de vendre mon appartement.
Un seul voisin à côté et personne à la ronde.

Je me suis aperçu que les voisins avaient 20 ans de retard sur la société en terme d'évolution au niveau de la structure.
Pourquoi ? Parce que comme personne ne leur renvoyait de miroir avant qu'on arrive avec Carine, ils n'évoluaient plus. L'humain évolue en miroir avec les autres.

Vouloir sortir du système c'est se couper de l'évolution, on ne peut évoluer qu'en groupe !
Etrange non ? Pas tant que ça : chacun de nous n'est qu'une cellule du corps humanité, et c'est le corps tout entier qui évolue à travers ses cellules. Si une cellule se barre elle est coupée du corps et n'avance plus !

Donc ne surtout pas vouloir sortir de la société si je veux continuer à évoluer : premiere leçon un peu dure à intégrer.

Deux manières de sortir de la société : par le haut ou le bas.
Le bas c'est le sdf qui vit de dons*, le haut c'est le gagnant du loto ou le très riche qui s'isole des autres par peur.
Les deux sont la même énergie : une énergie de fuite de l'humain.

Si on veut être équilibré, il faut rester dans l'humain en choisissant une position haute ou basse suivant ses besoins mais sans s'isoler à force de monter trop haut ou de descendre trop bas.


Sur ce, mon dernier stage à Saumur était assez marrrant.

Les infos qui sont passées (j'étais à 6 jours de stages et j'avais vu 120 personnes différentes en 8 jours ! Je ne vous dis pas mon état au vu des miroirs).
Ce qui passe le matin même:
- Tu vas continuer à jouer le mendiant gogo spirituel ou tu acceptes la société où tu es et son cadre ? Faudrait voir à cadrer ce que tu fais.
- Tu veux encore chercher ta limite, la prochaine fois je t'en envoie 100 au lieu de 50 par stage où tu préfères arrêter avant d'exploser?
- Tu veux finir grand gourou qui arrangue la foule ou juste faire une expérience humaine dans une limite humaine pour évoluer?

Je jour même alors qu'on était 26 en forêt, je tombe sur un garde forestier (la première fois de ma vie) qui me harcèle en me disant que je suis irresponsable de ma balader avec tant de monde en forêt sans aucun cadre, que je suis responsable s'il y a le feu ou ci ou ça bla bla.
Lui est dans sa parano , mais vu que j'ai eu l'info le matin je ne suis même pas surpris. Comme j'ai compris que si j'écoute pas l'info j'ai droit à l'expérience, je préfère écouter l'info et changer mon système avant de me prendre des tuiles pour évoluer :)

Donc le problème est d'accepter de créer un cadre existant dans notre société et plus de jouer au mendiant de luxe en dehors du système ce qui est très arrangeant mais m'empéche d'avancer.

Donc j'ai fixé mon tarif en divisant la somme que je gagne à chaque fois par le nombre de personnes que je peux côtoyer au niveau humain en m'occupant de chacun et pas en faisant de la foule.

La somme que je demande n'est ni ce que je vaux, ni ce que les autres pensent de moi, c'est juste ce dont j'ai besoin et je sais que ça se régule tout seul.

Pour pas rigidifier et m'empêcher des rencontres humaines qui m'intéressent (jeunes, étudiants, associaux divers et autres qui apportent beaucoup par leur propre énergie aussi) je rajoute la clause de don libre pour ceux qui n'ont pas les moyens, mais comme je veux pas de touriste ça se fait au ressenti.


Voilà un petit retour d'expérience, faire du bla bla ou vivre vraiment les choses c'est ce qui différencie l'évolution d'un système et la condamnation d'un système, même s'il parait con.



*
Socialement en France, un sdf est isolé (c'est l'énergie qu'il cherche à incarner, donc les autres répondent).
En Inde un moine à poil et sans le sou qui vit de dons est accepté socialement, cela n'a rien à voir ! C'est juste comme un curé chez nous :)
Ce sont les règles de la société où on est (ou on naît) qu'il faut prendre en compte pour travailler sur soi et sur le bas !
C'est classique des occidentaux de se barrer dans les autres pays pour la religion, c'est une conséquence de la destruction des cultes ancestraux celtiques par le judéo chrétien.
Nous devons passer par notre propre voie pour évoluer qui dépend de nos ancêtres et de nos racines, ne pas oublier sinon on travaille pas le bas et on n'avance plus, passé un certain niveau.

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espritdelaforet.over-blog.com - dans Archives 2011
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lds 19/09/2011 21:54


Je comprends bien ce que tu dis, et je n'aurais pas pu mieux dire, pourtant j'ai la sensation que ça bloque quelque part...c'est ennuyeux.


espritdelaforet.over-blog.com 20/09/2011 13:37



la ou sa bloque, c'est quel que soit la quantité de bla bla ou de compréhension intellectuelle sur la question, tant que tu n'auras pas été confronté à l'expérience sa ne te servira à rien.


Prend le temps de ton chemin.


(il m'a fallut des années de perception subtiles avec un long cheminement dans le spirituel pour atteindre la vacuité, et la enfin la matière et le monde qu'on contemple tous les jours a commencé
à perdre sa solidité et à réveler son divin. Mais sa nécéssite un certain silence intérieur et un nettoyage important. Quand on voit le divin des couleurs, des formes et qu'on ressent et perçoi
tout ça dans la matière, il devient évident que la vie est divine par elle même. Mais on le persoi à chaque instant.


Le chemin pour faire descendre le spirituel dans la matière et transmutter le corps de sorte qu'il supporte ce type d'energie est plus long encore.


Certaines choses que je ne pouvait percevoir que dans des niveaux subtils commencent à peine à pouvoir etre vécues dans la matières même (certains états de jouissance constant par exemple qui ont
lieu dans le corps physiques maintenant). Et le chemin est encore long.



lds 19/09/2011 14:54


Certes, mais la plupart du temps, les besoins spirituels sont bien différents des besoins matériels.
Comment fais tu le lien dans ce cas précis, entre le subtil et la matière ?


espritdelaforet.over-blog.com 19/09/2011 16:45



C'est la même chose a notre niveau :)
La vie est spirituelle et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.
Les obstacle de la matière revele les obstacles du subtil.


Le subtil est plus pratique pour beaucoup : parce qu'on ne vas y voir que ce qui nous arrange. C'est bien pour ça qu'on doit travailler à plusieurs : on ne peu pas etre objectif sur ce qui nous
concerne, alors que on peu l'etre sur les autres.


La matière ne fonctionne pas comme ça.


C'est d'ailleurs souvent à permutation. Ce qu'on refuse de corriger dans le subtil on le vit dans la matière, et on peu corriger un problème de la matière en acceptant sa cause subtile.


La vie est divine, évoluer nécéssite de connecter goutte rouge et blanche, subtil et matière et de les unirs ici et maintenant dans la matière. Les morts(uniquement dans le spirituel) ne peuvent
pas se réaliser en tant qu'humains (un mort reste un humain, toujours séparé en deux), c'est pour ça qu'on revient.


Sa nécéssite un long cheminement du haut et du bas.


Une erreur classique de ceux qui essayent de fuir la vie (donc de passer dans le spirituel alors qu'ils sont vivant). Au final sa fait des vivants qui veulent etre mort et ensuite des morts qui
veulent etre vivant. Ils tournent en rond.


La perception des deux simultanéments et l'équilibre se fait dans le coeur de son vivant.



lds 12/09/2011 13:38


Bon, dans l'ensemble, je pense que tu as raison, même si en pratique, ce n'est pas si facile à faire de vivre en dépensant toujours ce que l'on a.
Comment on fait, par exemple, pour acheter une maison ? une voiture ?


espritdelaforet.over-blog.com 19/09/2011 13:08



Bien evidement si tu as un projet dans la matière tu le pose clairement.
Encore faut il etre clair au niveau inconscient et toute la difficulté est bien la. Sa n'est pas le mental qui jour mais la structure, c'est bien pour ça que personne n'y arrive. Il faut
travailler le niveau subtil. En spiritualité on travaille uniquement la strucutre inconsciente et subconsciente pour se recentrer sur le coeur, sa n'est pas du tout un travail mental ! C'est bien
la que tout le monde fait une confusion.


 



Jean? 04/09/2011 16:32


Votre réflexion sur le don et le besoin est lumineuse. Je vous en remercie. Elle m'ouvre le coeur sur cette phrase du "Notre Père" que j'aime à prier : "donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour
!"
Soyez remercié Christophe


Leonie 02/09/2011 22:24


Tu parles du don en matière d'argent, mais le don de soi même et de ses expériences personnelles est tout aussi important,c'est ce que tu as fait par le passé et fait toujours actuellement, je
tiens à te remercier pour cela car ton premier blog m'a aidée il y a un an lors de l'éveil de la kundalini qui n'est pas une mince affaire quand on ignore ce processus. La vidéo où tu as été
interviewé a aidé beaucoup d'autres personnes au stade d'éveil et aide toujours, c'est presque devenu une référence elle circule je te l'assures, moi même je fais circuler le lien à l'occasion. Je
suis plus ou moins ta progression, elle m'aide dans la mienne, alors en retour je te dis merci encore.