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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:24

Juste détailler ce que je perçois vraiment, sans aucun jargon pour traduire. Exercice périlleux, mais je m'y risque.
Bien que je doute que ça soit compréhensible :)


Pour moi, y'a un tas d'énergie dense avec un film qui bouge au milieu, dedans une structure immense comme une symphonie en mouvement perçue comme des courants d'énergie par tous les sens, et le vide qui remplit la scène sans forme. Comme si trois mondes se côtoyaient sans cesse.

Le film, c'est comme si on faisait un gros plan sur une poussière de l'univers, le grain de poussière ne comprend rien à la totalité, mais il se perçoit en détail.
La structure en mouvement, c'est comme un tas de courants en perpétuel changement, immense comparé à la scène, mais un peu perdu par rapport au vide. C'est l'âme et la structure intermédiaire, l'énergie.
Le vide c'est tout l'univers dans sa simplicité et sa compréhension absolue de lui même, tellement simple que le vide contient toutes les scènes et le silence toutes les réponses.

Ma perception du monde inclut ces trois niveaux : imaginez que vous regardiez un film fait d'énergie dense, dans lequel des structures d'énergies sont en constant mouvement et que vous soyez le vide qui remplit cette scène.

La nuit avant :

Généralement avant le stage , pendant la nuit, le moment où on jongle entre l'âme et le rien, je sens ma structure en transformation, et je perçois plein de nouvelles informations jaillir de rien.
C'est le contrecoup du stage qui a lieu dans la structure, AVANT le stage, car l'âme ne fonctionne pas en temps linéaire, elle change de forme dans l'éternel moment présent.

A partir du contrecoup et des nouvelles informations, je connais le thème du stage, juste avant d'y aller, c'est un pardoxe temporel pour l'humain, mais un fonctionnement normal pour l'âme.
Cette perception est très simple pour le vide, un peu complexe pour l'âme, et à peine compréhensible pour l'esprit humain. Pour le formuler humainement ça devient quelques mots et images simples pour moi.


Généralement apparait une  image qui symbolise l'état du groupe qui va changer toute la journée au fur et à mesure que le groupe évolue. Quand l'image a atteint sa forme définitive on a fini ce qu'il y avait à partager en groupe !


a) Faire entrer les gens dans le groupe

Quand j'arrive je rencontre le groupe au niveau humain, puis on se réunit pour faire entrer chacun dans l'énergie du groupe.

 

Je demande à une personne de se mettre au centre.

Dans l'image du film nous sommes bien deux personnes distinctes, dans la structure de l'énergie il n'y a pas de distinction entre sa structure, la mienne et les mouvements d'énergie entres nos structures.
Les concepts abstraits et les choses qui s'échangent énergétiquement sont aussi concrètes et palpables que l'image du film qui parait seule réelle à l'humain.
Dans ce niveau il n'y a pas de distinction entre les objets et les concepts qui s'échangent entre les objets.

Je lâche prise et laisse le Rien , le vide agir à travers ma structure, la structure de l'autre et la mienne se mettent à changer à une vitesse non linéraire, et simultanément jaillissent des mots simples pour l'humain.

L'interdépendance entre les trois niveaux est évident à ce moment.
Le silence permet de savoir instantanément tout ce qu'il y a à faire, en devenant les choses, les informations en un instant, lui est omnipotent mais pas compréhensible en humain, seule ma conscience placée à ce niveau perçoit l'évidence en silence. C'est ce que j'appelle le ressenti.

Ensuite le travail a lieu en même temps entre la structure de l'autre (l'âme) qui change de forme, ou parfois qui résiste tant que les mots qui jaillissent n'ont pas été acceptés par l'esprit humain.


Donc le travail est une collaboration entre ces trois niveaux.


Quand je dois traduire une information sans forme, je suis présent et je pose une attention sur la structure de l'autre. Je laisse jaillir les mots à travers moi. Rien de plus, tout est question d'être présent ici et maintenant, de poser une attention sur l'autre et de lâcher prise pour laisser jaillir à travers soi.

Quand je sens que c'est fini, je laisse jaillir une information (souvent longue lol) qui résume vaguement le travail fait (qui est bien trop complexe souvent pour l'esprit humain), les mots permettent également de préparer le travail sur la structure des autres ensuite. Et je passe au suivant.

Je pourrais faire cet exercice en jouant physiquement, mais pour l'instant c'est statique, je pense que ça va s'améliorer avec le temps.


Le corps et l'esprit humain (l'énergie dense) ont besoin de jouer, surtout pour les occidentaux. C'est ce qui nous manque le plus socialement*.


b) Travail à lier l'intention et le geste à deux, avec une plante ou avec un arbre.
Donc je mets les personnes en groupe de deux, ou face à un arbre, un minéral ou un animal (quand un cheval du champ d'à côté veut bien collaborer :) ).

Ensuite c'est reparti, le vide, la structure des deux et les concepts au milieu qui sont la même chose sans séparation dans l'âme** et l'énergie.
Je laisse encore jaillir les mots et l'action à faire à partir du vide et je perçois que les structures changent bien de forme, parfois la structure ne veut pas changer tant que les mots justes n'ont pas été dit ou le geste juste n'a pas été fait. Tout dépend de chacun.

Un arbre a une structure très différente de celle d'un humain, tellement qu'il est incompréhensible pour l'humain, pourtant au niveau de la structure la transformation mutuelle se fait entre les deux.
Idem pour le lieu, qui réagit très fortement à tout ce qui se fait en structure, et répond en apportant des choses et en apprenant de l'échange.

Parfois un groupe revient d'un lieu avec un esprit qui les accompagne (une struture d'énergie en plus avec eux), dans tous les cas leur structure s'est transformée.


c) L'après midi se passe ensuite à faire travailler en petits groupe sur les lieux, de la même manière, en poussant chacun à laisser jaillir son geste et ses mots.


Je décode et j'aide les autres à trouver l'action à faire, mais souvent je m'aperçois que dès que le jeu s'installe, les gens font naturellement le geste et l'action juste.

Il suffit juste d'enlever le côté rigide occidental, la peur de se tromper et tout jaillit.
Les transformations de structures très rapides et importantes du matin, suffisent généralement pour qu'une certaine spontanéité puisse s'installer.
 
Je me tiens au milieu de la structure du groupe et je perçois les changements de formes en laissant jaillir les instructions pour les uns ou les autres quand le silence donne l'info, et que la structure semble vouloir changer.

C'est tellement puissant et rapide que le corps humain et les mots ont bien du mal à suivre le rythme, même si je donne extrêmement peu d'informations par rapport aux transformations (incompréhensible pour le niveau humain souvent).
Donc en fait je parle non stop assez souvent, mais j'arrive pas à suivre le rythme du haut, c'était très frustrant au départ, comme s'il fallait faire jaillir 15 phrases en même temps pour traduire un mouvement d'énergie chez l'humain.


d) A la fin du stage ma structure a tellement intégré de transformations que je suis un peu dans une centrifugeuse à ce niveau là.


Ca s'intègre tranquillement pendant la nuit et les jours d'après, ou brusquement me reviennent des phrases que j'ai échangées avec quelqu'un et je perçois d'un coup un problème famillial ancestral qui se résoud chez moi, je sais qu'il se résoud aussi chez la personne avec qui je l'ai partagé en stage.

Tous ces partages me font évoluer et les autres aussi.
Parfois la transformation passe par le corps (des trucs bloquent, ou des choses sortent physiquement, puis s'intègrent et passent).

Faire le lien entre l'action et l'information, donc le geste et le mot est essentiel pour nous autres occidentaux, et nous avons plus besoin encore que les autres de réapprendre à jouer constamment, pour intégrer les changements actuels dans nos vies.

Vide, rien vacuité, sont le sens réel, du monde. Le vide est forme et la forme est le vide, ben oui.

A expérimenter au quotidien c'est marrant.

Faire le lien entre tous les niveaux c'est une autre histoire, mais bon je suis qu'un débutant sur cette voie :)



*
Lorsqu'on joue on intègre de nouvelles structure dans l'esprit humain.
Les énergies de l'enfant et de l'adolescent sont les plus atrophiées dans notre société rigide qui refuse le changement, et c'est ce qui nous manque le plus aujourd'hui.
Ces énergies devraient être intégrées et pleinement fonctionnelles chez les adultes, c'est dysfonctionnel grave et source de stagnation le fait qu'elles ne le soient plus.


**
Dans ma perception il n'y a qu'une seule âme coupée en morceaux multidimensionnels, comme un miroir brisé.
Chacun de nous est un morceau brisé du tout qui reflète le tout.

PS:
Je pense qu'avec l'explication que j'ai donnée, c'est plus clair ce que fait le gars qui s'assoit en silence 7 jours devant un autre type qui laisse jaillir le divin à travers lui à un niveau de maitrise supérieur au mien !
Il change la structure en silence, ceci dit les occidentaux ne laissent changer que si l'info est là bien souvent, et ne peuvent pas rester en place bien longtemps si le corps et l'esprit humain ne font rien, à cause du contrôle mental qui est notre spécialité, c'est pour ça que les mots et l'action sont nécessaires pour notre culture, autant les laisser jaillir en lien avec la structure plutôt que les laisser divaguer en faisant semblant de méditer.







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